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	<title>Urbanisme Archives - LE BLOG DE L&#039;AVOCAT EN URBANISME ET EXPROPRIATION</title>
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	<description>Expertise en urbanisme et expropriation</description>
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	<title>Urbanisme Archives - LE BLOG DE L&#039;AVOCAT EN URBANISME ET EXPROPRIATION</title>
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		<title>Droit pénal de l’urbanisme &#8211; Démolition</title>
		<link>https://www.gmrblog.fr/demolition-urbanisme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Rajess Ramdenie]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Feb 2020 14:20:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Urbanisme]]></category>
		<category><![CDATA[démolition]]></category>
		<category><![CDATA[pénal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’action en démolition ouverte à la commune sur le fondement de l’article L. 480-14 du code de l’urbanisme est une action autonome qui ne nécessite pas la démonstration d’un quelconque préjudice causé par les constructions irrégulières. En effet, dans le cadre d&#8217;une action en démolition, « la volonté du législateur d’attribuer une action spécifique au profit de la commune serait compromise si cette action obéissait à la même condition de preuve d’un préjudice que l’action de droit commun ouverte à tout tiers victime de la violation de règles d’urbanisme» ( Cass., 3ème civ., 16 mai 2019, n°17-31757). lien : https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?idTexte=JURITEXT000038507988</p>
<p>L’article <a href="https://www.gmrblog.fr/demolition-urbanisme/">Droit pénal de l’urbanisme &#8211; Démolition</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.gmrblog.fr">LE BLOG DE L&#039;AVOCAT EN URBANISME ET EXPROPRIATION</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3>L’action en démolition ouverte à la commune sur le fondement de l’article L. 480-14 du code de l’urbanisme est une action autonome qui ne nécessite pas la démonstration d’un quelconque préjudice causé par les constructions irrégulières.</h3>
<p>En effet, dans le cadre d&rsquo;une action en démolition, « <em>la volonté du législateur d’attribuer une action spécifique au profit de la commune serait compromise si cette action obéissait à la même condition de preuve d’un préjudice que l’action de droit commun ouverte à tout tiers victime de la violation de règles d’urbanisme</em>» (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&amp;idTexte=JURITEXT000038507988&amp;fastReqId=1804462495&amp;fastPos=1"> Cass., 3<sup>ème</sup> civ., 16 mai 2019, n°17-31757</a>).</p>
<p>lien : <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?idTexte=JURITEXT000038507988">https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?idTexte=JURITEXT000038507988</a></p>
<p><em><img fetchpriority="high" decoding="async" class="aligncenter size-medium wp-image-1174" src="https://www.gmrblog.fr/wp-content/uploads/2020/01/jugement-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></em></p>
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		<title>« Le bétonnage, une fable illustrée … ! (avec l’aimable autorisation d’un de nos clients poète) »</title>
		<link>https://www.gmrblog.fr/betonnage-fable-illustree-laimable-autorisation-dun-de-nos-clients-poete/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Rajess Ramdenie]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Dec 2019 09:59:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[Urbanisme]]></category>
		<category><![CDATA[fable]]></category>
		<category><![CDATA[lotissement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>             Le Maire,   Les Riverains,   Le Lotisseur &#160; Patiemment un lotisseur attendait son heure, Un vent mauvais de PLU l&#8217;a éloigné Mais qui sait le vent peut tourner… Il me suffirait certainement d&#8217;avoir… un… allié… Faible espoir tant le Puech de Reboul est terrain communal, « Ecologie Ecologie ! » dit une mouche de passage… « Confondant garrigues et frondaisons Nuisances et inondations »  dit le riverain non sans raison. Sur ces entre-faits, le scrutin local passe, « Promesses de raison n&#8217;engagent que les couillons » Nouvel élu, ton sort n&#8217;est pas meilleur que le mien, Toi aussi, tu attends depuis longtemps avec les tiens. &#160; J&#8216;ai les terrains du haut, toi ceux du bas, Faisons lotissement commun, personne n&#8217;y verra rien Qu&#8217;importe les jardins, la noria, les capitelles, Les orchidées, les oiseaux et les oisillons. &#160; Adieux terres agricoles, adieux prairies et irrigation Ce n&#8217;était que des friches à l&#8217;abandon Tant on y espérait des constructions! Qu&#8217;importe l&#8217;avenir des futures générations &#8230; Je prendrai le terrain du fond… dit l&#8217;un, Et moi la première petite maison…. En cas d&#8217;inondation de jolis bassins se rempliront Qu&#8217;importe si en contrebas des commerces et des maisons ils noieront. Faisons joli dossier et donnons le au préfet ; Point d&#8217;études poussées, compensations et restrictions suffiront. Enfumages, manipulations, dissimulations la population convaincrons, Promptement nouveau lotissement privé nous aurons. Procédure il faut suivre, procédure nous suivrons Point par point répondrons… bon ! En guise de consultation, réunions d&#8217;informations obligatoires,  nous ferons. Implication du lotisseur soigneusement nous tairons même si en coulisse il paye les additions. L&#8216;Etat veut des constructions, l&#8217;Etat veut des logements sociaux, nous en ferons, Qu’importe la qualité de vie, « HLM à plat » ils auront. Pauvre contribuable de la farce tu seras le dindon, Point de deniers dans ton escarcelle et de l&#8217;entretien à foison… &#160; Ensemble prions Qu&#8217;aucun accident de la circulation Ne vienne entacher de sang Cette sombre histoire de pognon ! &#160;             Signé « Les OISEAUX REPUBLICAINS  »</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>           </strong>  Le Maire,   Les Riverains,   Le Lotisseur</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>P</strong>atiemment un lotisseur attendait son heure,</p>
<p>Un vent mauvais de PLU l&rsquo;a éloigné</p>
<p>Mais qui sait le vent peut tourner…</p>
<p>Il me suffirait certainement <strong>d&rsquo;avoir… un… allié</strong>…</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter wp-image-1142" src="https://www.gmrblog.fr/wp-content/uploads/2020/01/Lotissement_noirterre-300x240.jpg" alt="" width="223" height="178" srcset="https://www.gmrblog.fr/wp-content/uploads/2020/01/Lotissement_noirterre-300x240.jpg 300w, https://www.gmrblog.fr/wp-content/uploads/2020/01/Lotissement_noirterre.jpg 600w" sizes="(max-width: 223px) 100vw, 223px" /></p>
<p><strong>F</strong>aible espoir tant le Puech de Reboul est terrain communal,</p>
<p>« Ecologie Ecologie ! » dit une mouche de passage…</p>
<p>« Confondant garrigues et frondaisons</p>
<p>Nuisances et inondations »  dit le riverain non sans raison.</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter wp-image-930" src="https://www.gmrblog.fr/wp-content/uploads/2019/02/house-1353389_1920-300x200.jpg" alt="" width="236" height="157" /></p>
<p><strong>S</strong>ur ces entre-faits, le scrutin local passe,</p>
<p>« Promesses de raison n&rsquo;engagent que les couillons »</p>
<p>Nouvel élu, ton sort n&rsquo;est pas meilleur que le mien,</p>
<p>Toi aussi, tu attends depuis longtemps avec les tiens.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-1095" src="https://www.gmrblog.fr/wp-content/uploads/2019/12/Santon-6.png" alt="" width="106" height="147" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>J</strong>&lsquo;ai les terrains du haut, toi ceux du bas,</p>
<p>Faisons lotissement commun, personne n&rsquo;y verra rien</p>
<p>Qu&rsquo;importe les jardins, la noria, les capitelles,</p>
<p>Les orchidées, les oiseaux et les oisillons.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-1228" src="https://www.gmrblog.fr/wp-content/uploads/2019/12/espece-menacée.jpg" alt="" width="224" height="149" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>A</strong>dieux terres agricoles, adieux prairies et irrigation</p>
<p>Ce n&rsquo;était que des friches à l&rsquo;abandon</p>
<p>Tant on y espérait des constructions!</p>
<p>Qu&rsquo;importe l&rsquo;avenir des futures générations &#8230;</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-956" src="https://www.gmrblog.fr/wp-content/uploads/2018/12/agriculture-1867212_1920-300x200.jpg" alt="" width="233" height="154" /></p>
<p><strong>J</strong>e prendrai le terrain du fond… dit l&rsquo;un,</p>
<p>Et moi la première petite maison….</p>
<p>En cas d&rsquo;inondation de jolis bassins se rempliront</p>
<p>Qu&rsquo;importe si en contrebas des commerces et des maisons ils noieront.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-1227" src="https://www.gmrblog.fr/wp-content/uploads/2019/12/Inondation-300x200.jpg" alt="" width="232" height="154" srcset="https://www.gmrblog.fr/wp-content/uploads/2019/12/Inondation-300x200.jpg 300w, https://www.gmrblog.fr/wp-content/uploads/2019/12/Inondation-768x512.jpg 768w, https://www.gmrblog.fr/wp-content/uploads/2019/12/Inondation.jpg 960w" sizes="(max-width: 232px) 100vw, 232px" /></p>
<p><strong>F</strong>aisons joli dossier et donnons le au préfet ;</p>
<p>Point d&rsquo;études poussées, compensations et restrictions suffiront.</p>
<p>Enfumages, manipulations, dissimulations la population convaincrons,</p>
<p>Promptement nouveau lotissement privé nous aurons.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-888" src="https://www.gmrblog.fr/wp-content/uploads/2019/02/architect-1080589_1920-300x200.jpg" alt="" width="219" height="145" /></p>
<p><strong>P</strong>rocédure il faut suivre, procédure nous suivrons</p>
<p>Point par point répondrons… bon !</p>
<p>En guise de consultation, réunions d&rsquo;informations obligatoires,  nous ferons.</p>
<p>Implication du lotisseur soigneusement nous tairons même si en coulisse il paye les additions.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-144" src="https://www.gmrblog.fr/wp-content/uploads/2015/06/code-urbanisme-300x225.jpg" alt="" width="235" height="177" srcset="https://www.gmrblog.fr/wp-content/uploads/2015/06/code-urbanisme-300x225.jpg 300w, https://www.gmrblog.fr/wp-content/uploads/2015/06/code-urbanisme.jpg 448w" sizes="(max-width: 235px) 100vw, 235px" /></p>
<p><strong>L</strong>&lsquo;Etat veut des constructions, l&rsquo;Etat veut des logements sociaux, nous en ferons,</p>
<p>Qu’importe la qualité de vie, « HLM à plat » ils auront.</p>
<p><strong>Pauvre contribuable</strong> de la farce tu seras le dindon,</p>
<p>Point de deniers dans ton escarcelle et de l&rsquo;entretien à foison…</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>E</strong>nsemble prions</p>
<p>Qu&rsquo;aucun accident de la circulation</p>
<p>Ne vienne entacher de sang</p>
<p>Cette sombre histoire de pognon !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>            Signé « Les OISEAUX REPUBLICAINS  »</em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://www.gmrblog.fr/betonnage-fable-illustree-laimable-autorisation-dun-de-nos-clients-poete/">« Le bétonnage, une fable illustrée … ! (avec l’aimable autorisation d’un de nos clients poète) »</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.gmrblog.fr">LE BLOG DE L&#039;AVOCAT EN URBANISME ET EXPROPRIATION</a>.</p>
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		<title>Limitation du délai de recours / permis avec affichage irrégulier</title>
		<link>https://www.gmrblog.fr/permis-de-construire-dont-laffichage-incomplet-ne-etre-conteste-indefiniment/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Rajess Ramdenie]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Dec 2018 10:38:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[affichage]]></category>
		<category><![CDATA[délai de recours]]></category>
		<category><![CDATA[délai raisonnable]]></category>
		<category><![CDATA[permis de construire]]></category>
		<category><![CDATA[Urbanisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un permis de construire dont l’affichage est incomplet ne peut être contesté indéfiniment &#160; Par une décision du 9 novembre 2018, le Conseil d’Etat a jugé qu’une autorisation d’urbanisme dont l’affichage était irrégulier, notamment en raison d’un défaut de mention des voies et délais de recours, ne peut être attaquée que dans un délai d’un an à compter du premier jour de la période continue de deux mois d’affichage. En principe, le délai recours contre une autorisation d’urbanisme (décision de non opposition à déclaration préalable ou permis de construire) est de deux mois à compter du premier jour d&#8217;une période continue de deux mois d&#8217;affichage sur le terrain (article R.600-2 du Code de l’urbanisme). Par ailleurs, le Code de l’urbanisme encadre strictement les conditions d’affichage ainsi que les mentions qui doivent obligatoirement figurer sur les panneaux d’affichage des autorisations d’urbanisme. Ainsi, l’autorisation d’urbanisme doit être affichée sur le terrain de manière visible et l’affichage doit mentionnée un certain nombre d’informations dont notamment celles des voies et délais de recours possible contre l’autorisation. A ce titre, la sanction du défaut de mention des voies et délais de recours était que le délai de recours de deux mois à l’encontre de l’autorisation ne commençait pas à courir. Ainsi, le recours contre une autorisation d’urbanisme, dont l’affichage était irrégulier, était possible à tout moment tant que le bénéficiaire de l’autorisation ne complétait pas dûment l’affichage. Cette solution était sans doute trop lourde, et ne participait pas à la sécurisation du contentieux des autorisations d’urbanisme. C’est pourquoi le Conseil d’Etat dans sa décision du 9 novembre 2018 est venu limiter à un an le délai de recours contre une autorisation d’urbanisme dont l’affichage était irrégulier. Les juges du Conseil d’Etat ont en effet jugé que le principe de sécurité juridique fait obstacle à ce que puisse être contesté indéfiniment par les tiers une autorisation d’urbanisme dont l’affichage ne mentionne pas les voies et délais de recours. Dans la droite lignée de sa ligne jurisprudentielle, le Conseil d’Etat fixe le délai de recours contre les autorisations d’urbanisme à l’affichage incomplet à un an à compter de la période continue de deux mois d’affichage sur le terrain. Ainsi, un recours dirigé contre une autorisation d’urbanisme en raison de l’absence de mentions obligatoires ne pourra être accueilli que dans un délai d’un an à compter du premier jour d’affichage sur le terrain. Le Conseil d’Etat précise au passage comment s’articule cette nouvelle règle avec l’article R.600-3 du code de l’urbanisme qui prévoyait, dans son ancienne rédaction qu’aucun recours ne pouvait plus être accueilli à l’expiration d’un délai d’un an à compter de l’achèvement des travaux. Ce délai, qui est aujourd’hui de six mois, prévaut sur la règle posée par le Conseil d’Etat dans l’arrêt précité. Autrement dit, dès lors qu’une construction est édifiée plus aucun recours n’est recevable à son encontre à compter de six mois après son achèvement quand bien même le délai d’un an, prévu par l’arrêt précité, ne serait pas encore écoulé. &#160; Conseil d&#8217;Etat, 5ème et 6ème chambres réunies, 9 novembre 2018 </p>
<p>L’article <a href="https://www.gmrblog.fr/permis-de-construire-dont-laffichage-incomplet-ne-etre-conteste-indefiniment/">Limitation du délai de recours / permis avec affichage irrégulier</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.gmrblog.fr">LE BLOG DE L&#039;AVOCAT EN URBANISME ET EXPROPRIATION</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-medium wp-image-888" src="https://www.gmrblog.fr/wp-content/uploads/2019/02/architect-1080589_1920-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></h3>
<h3></h3>
<h3>Un permis de construire dont l’affichage est incomplet ne peut être contesté indéfiniment</h3>
<p>&nbsp;</p>
<p>Par une décision du 9 novembre 2018, le Conseil d’Etat a jugé qu’une autorisation d’urbanisme dont l’affichage était irrégulier, notamment en raison d’un défaut de mention des voies et délais de recours, ne peut être attaquée que dans un délai d’un an à compter du premier jour de la période continue de deux mois d’affichage.</p>
<p>En principe, le délai recours contre une autorisation d’urbanisme (décision de non opposition à déclaration préalable ou permis de construire) est de deux mois à compter du premier jour d&rsquo;une période continue de deux mois d&rsquo;affichage sur le terrain (article R.600-2 du Code de l’urbanisme).</p>
<p>Par ailleurs, le Code de l’urbanisme encadre strictement les conditions d’affichage ainsi que les mentions qui doivent obligatoirement figurer sur les panneaux d’affichage des autorisations d’urbanisme. Ainsi, l’autorisation d’urbanisme doit être affichée sur le terrain de manière visible et l’affichage doit mentionnée un certain nombre d’informations dont notamment celles des voies et délais de recours possible contre l’autorisation. A ce titre, la sanction du défaut de mention des voies et délais de recours était que le délai de recours de deux mois à l’encontre de l’autorisation ne commençait pas à courir. Ainsi, le recours contre une autorisation d’urbanisme, dont l’affichage était irrégulier, était possible à tout moment tant que le bénéficiaire de l’autorisation ne complétait pas dûment l’affichage. Cette solution était sans doute trop lourde, et ne participait pas à la sécurisation du contentieux des autorisations d’urbanisme.</p>
<p>C’est pourquoi le Conseil d’Etat dans sa décision du 9 novembre 2018 est venu limiter à un an le délai de recours contre une autorisation d’urbanisme dont l’affichage était irrégulier. Les juges du Conseil d’Etat ont en effet jugé que le principe de sécurité juridique fait obstacle à ce que puisse être contesté indéfiniment par les tiers une autorisation d’urbanisme dont l’affichage ne mentionne pas les voies et délais de recours. Dans la droite lignée de sa ligne jurisprudentielle, le Conseil d’Etat fixe le délai de recours contre les autorisations d’urbanisme à l’affichage incomplet à un an à compter de la période continue de deux mois d’affichage sur le terrain.</p>
<p>Ainsi, un recours dirigé contre une autorisation d’urbanisme en raison de l’absence de mentions obligatoires ne pourra être accueilli que dans un délai d’un an à compter du premier jour d’affichage sur le terrain.</p>
<p>Le Conseil d’Etat précise au passage comment s’articule cette nouvelle règle avec l’article R.600-3 du code de l’urbanisme qui prévoyait, dans son ancienne rédaction qu’aucun recours ne pouvait plus être accueilli à l’expiration d’un délai d’un an à compter de l’achèvement des travaux. Ce délai, qui est aujourd’hui de six mois, prévaut sur la règle posée par le Conseil d’Etat dans l’arrêt précité. Autrement dit, dès lors qu’une construction est édifiée plus aucun recours n’est recevable à son encontre à compter de six mois après son achèvement quand bien même le délai d’un an, prévu par l’arrêt précité, ne serait pas encore écoulé.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000037599952&amp;fastReqId=480788100&amp;fastPos=1"><strong>Conseil d&rsquo;Etat, 5ème et 6ème chambres réunies, 9 novembre 2018 </strong></a></p>
<p>L’article <a href="https://www.gmrblog.fr/permis-de-construire-dont-laffichage-incomplet-ne-etre-conteste-indefiniment/">Limitation du délai de recours / permis avec affichage irrégulier</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.gmrblog.fr">LE BLOG DE L&#039;AVOCAT EN URBANISME ET EXPROPRIATION</a>.</p>
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		<item>
		<title>Divisibilité de la partie permis de construire de l&#8217;autorisation unique</title>
		<link>https://www.gmrblog.fr/autorisation-unique-et-permis-de-construire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Rajess Ramdenie]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Dec 2018 10:19:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[autorisation environnementale]]></category>
		<category><![CDATA[autorisation unique]]></category>
		<category><![CDATA[permis de construire]]></category>
		<category><![CDATA[Urbanisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>&#160; L’autorisation unique, alors même qu’il s’agit d’une autorisation environnementale depuis le 1er mars 2017, vaut permis de construire et continue, à ce titre, de produire des effets &#160; Par un arrêt du 11 avril 2018, le Conseil d’Etat a considéré qu’il résulte de l’article 2 de l’ordonnance du 20 mars 2014 relative à l’expérimentation d’une autorisation unique en matière d’installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) et de l’article 15 de l’ordonnance du 26 janvier 2017, pris ensemble, une divisibilité de l’autorisation unique dans sa partie tenant lieu de permis de construire. La Haute juridiction entérine l’idée selon laquelle l’autorisation unique, alors même qu’il s’agit d’une autorisation environnementale depuis le 1er mars 2017, vaut permis de construire et continue, à ce titre, de produire des effets. &#160; Conseil d&#8217;Etat, 6ème et 5ème chambres réunies, 11 avril 2018, n°412773 </p>
<p>L’article <a href="https://www.gmrblog.fr/autorisation-unique-et-permis-de-construire/">Divisibilité de la partie permis de construire de l&rsquo;autorisation unique</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.gmrblog.fr">LE BLOG DE L&#039;AVOCAT EN URBANISME ET EXPROPRIATION</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<h3><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-medium wp-image-956" src="https://www.gmrblog.fr/wp-content/uploads/2018/12/agriculture-1867212_1920-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></h3>
<h3></h3>
<h3>L’autorisation unique, alors même qu’il s’agit d’une autorisation environnementale depuis le 1er mars 2017, vaut permis de construire et continue, à ce titre, de produire des effets</h3>
<p>&nbsp;</p>
<p>Par un arrêt du 11 avril 2018, le Conseil d’Etat a considéré qu’il résulte de l’article 2 de l’ordonnance du 20 mars 2014 relative à l’expérimentation d’une autorisation unique en matière d’installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) et de l’article 15 de l’ordonnance du 26 janvier 2017, pris ensemble, une divisibilité de l’autorisation unique dans sa partie tenant lieu de permis de construire.</p>
<p>La Haute juridiction entérine l’idée selon laquelle l’autorisation unique, alors même qu’il s’agit d’une autorisation environnementale depuis le 1<sup>er</sup> mars 2017, vaut permis de construire et continue, à ce titre, de produire des effets.</p>
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<p><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?idTexte=CETATEXT000036791221&amp;fastReqId=798938857&amp;fastPos=2&amp;oldAction=rechJuriAdmin"><strong>Conseil d&rsquo;Etat, 6ème et 5ème chambres réunies, 11 avril 2018, n°412773 </strong></a></p>
<p>L’article <a href="https://www.gmrblog.fr/autorisation-unique-et-permis-de-construire/">Divisibilité de la partie permis de construire de l&rsquo;autorisation unique</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.gmrblog.fr">LE BLOG DE L&#039;AVOCAT EN URBANISME ET EXPROPRIATION</a>.</p>
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